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Être trouvé partout où vos clients romands vous cherchent

Dany Santos Grilo Écrit par Dany Santos Grilo
Mis à jour le :
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Imaginez une cliente qui veut souper au restaurant ce soir.

Elle découvre une adresse sur Instagram, vérifie les avis sur Google Maps, regarde une story pour voir l’ambiance, puis réserve sur une plateforme dédiée. Trois ou quatre plateformes, une seule décision. Voilà à quoi ressemble une recherche en 2026 : multicanale, et plus seulement sur Google. Si vous concentrez tous vos efforts au même endroit, vous ratez la moitié du trajet de vos clients.

Pourquoi miser sur Google seul ne suffit plus en Suisse romande ?

Parce que vos clients ne suivent plus un chemin unique. Ils passent par plusieurs plateformes pour découvrir une entreprise, puis par d’autres encore pour la vérifier avant de vous contacter. Miser uniquement sur Google, c’est être absent de la moitié de ce trajet.

Pourquoi ce basculement ? C’est toute l’histoire de l’évolution du comportement de recherche, que je détaille ailleurs. Ici, je reste sur le concret : sur quelles plateformes vos clients passent, et comment y être présent.

Les chiffres confirment ce que vous observez sûrement autour de vous. 73 % des consommateurs utilisent plusieurs canaux au cours d’un même achat (Invoca, 2026), et la plupart effectuent plusieurs recherches, sur des supports différents, avant de se décider.

Concrètement, pour vous, ça veut dire qu’un prospect peut vous voir passer cinq fois sans jamais taper votre nom dans Google.

Vos clients passent par combien de plateformes avant de vous choisir ?

Souvent trois ou plus. Et surtout, la découverte et la vérification ne se font pas au même endroit. On découvre une entreprise quelque part, on la vérifie ailleurs.

Prenons deux exemples que je croise tout le temps :

  • Un restaurant : découvert sur Instagram, avis vérifiés sur Google Maps, réservation sur une plateforme tierce.
  • Un comptable : trouvé sur Google, crédibilité vérifiée sur le profil LinkedIn du fondateur, premier contact via le formulaire du site.

Dans les deux cas, votre site web n’est qu’une étape parmi plusieurs. Si l’une des autres étapes cloche, le client s’arrête là.

Découvrir et vérifier, est-ce vraiment au même endroit ?

Non, et c’est tout l’enjeu. La vérification se joue massivement sur les avis : plus de 90 % des utilisateurs de Google Maps lisent les avis avant de choisir une entreprise (WiserReview, 2026). Pour les métiers de service, le profil LinkedIn ou une recommandation sur un forum pèsent tout autant.

Autrement dit, vous pouvez être parfaitement référencé sur Google et perdre le client à l’étape d’après, faute d’avis ou d’une présence cohérente ailleurs.

Où cherchent vraiment les Romands au-delà de Google ?

Partout où ils passent déjà du temps. La recherche multicanale, c’est le fait de chercher une information, un produit ou un prestataire sur plusieurs plateformes différentes (moteurs, cartes, réseaux sociaux, forums, IA), chacune jouant un rôle dans la découverte ou la vérification. Voici les surfaces qui comptent vraiment.

TikTok, YouTube et Pinterest sont-ils devenus des moteurs de recherche ?

Oui, pleinement. 82 % des gens utilisent les réseaux sociaux pour découvrir ou rechercher des produits avant d’acheter (SellersCommerce, 2026). Trois plateformes sortent du lot :

  • YouTube est le deuxième moteur de recherche au monde, avec près de 15 milliards de recherches par jour (Global Media Insight, 2026). On y cherche des tutoriels, des avis, des démonstrations. Détail important : YouTube appartient à Google, donc ce n’est pas une « alternative », c’est une autre porte d’entrée du même géant.
  • TikTok est devenu un réflexe de recherche chez les jeunes : 86 % des 18-27 ans y font une recherche chaque semaine (WARC, 2026). Pertinent pour un restaurant ou un institut, beaucoup moins pour une fiduciaire.
  • Pinterest fonctionne comme un moteur de découverte : 96 % des recherches y portent sur des marques que l’utilisateur ne connaît pas encore (Sprout Social, 2026). Une vraie vitrine pour la déco, la beauté, l’artisanat.

Les IA et Reddit changent-ils la recherche d’un prestataire ?

Oui, et plus vite qu’on ne le pense. L’usage de l’IA pour trouver une entreprise locale est passé de 6 à 45 % en un an (BrightLocal, 2026). Reddit, de son côté, est devenu une source majeure : les internautes ajoutent « reddit » à une recherche produit sur dix, et Google paie le forum 60 millions de dollars par an pour exploiter ses contenus (ZipTie, 2026).

En Suisse, la bascule est réelle mais progressive. 19 % des Suisses ont déjà cherché une PME via l’IA (26 % chez les 18-29 ans), et 13 % commencent désormais leur recherche par l’IA ou les réseaux (HSLU, 2025). Côté réseaux, environ 75 % des Suisses y sont actifs, près d’une heure cinquante par jour (DataReportal, 2026).

Une nuance honnête, pour ne pas tomber dans la panique : la préférence des jeunes pour « TikTok plutôt que Google » est en réalité retombée de 8 % en 2024 à 4 % en 2026 (ALM Corp, 2026). La recherche se diversifie, elle ne déserte pas Google.

Comment être présent là où vos clients vous cherchent ?

En cartographiant les plateformes qui comptent pour votre secteur, puis en y soignant une présence cohérente. Pas besoin d’être partout. Besoin d’être au bon endroit, avec le bon message, dans le bon format. Voici la méthode que j’applique.

  1. Cartographiez le trajet de votre client. Où découvre-t-il une entreprise comme la vôtre, où la vérifie-t-il, où passe-t-il à l’action ? Notez les deux ou trois plateformes qui reviennent.
  2. Assurez la cohérence. Même nom, même adresse, même téléphone, même promesse, mêmes visuels partout. Une IA comme un humain se méfient d’une marque incohérente d’une plateforme à l’autre.
  3. Produisez dans plusieurs formats. Une page web, mais aussi des photos, des vidéos courtes, parfois de l’audio. Chaque plateforme a son langage.
  4. Recyclez vos contenus. Un même sujet peut devenir un article, une vidéo, un carrousel et une réponse de fiche Google. C’est le principe du recyclage de contenu, et c’est ce qui rend la présence multicanale tenable pour une PME.
  5. Mesurez là où ça compte. Suivez les prospects et les clients, pas seulement le trafic d’une seule source.

Faut-il être présent sur toutes les plateformes ?

Surtout pas. Un restaurant a tout intérêt à miser sur Instagram, Maps et TikTok. Une fiduciaire gagnera davantage sur Google, LinkedIn et son site. Mieux vaut être excellent sur trois canaux que dilué sur dix. Le bon point de départ, ce n’est jamais la plateforme, c’est votre client.

Pourquoi le SEO ne se limite-t-il plus au texte ?

Parce que vos clients ne consomment plus seulement du texte. Ils regardent des vidéos, scrollent des images, écoutent des podcasts. Un bon référencement en 2026 produit et distribue du texte, de l’image, de la vidéo et de l’audio sur plusieurs plateformes.

Je le dis sans détour : les stratégies SEO qui se contentent de créer des pages web, c’est fini. Le référencement est devenu un travail de présence sur l’ensemble du web, pas une collection de pages isolées. C’est exactement ce que recouvre l’idée de SEO à l’ère de l’IA et du GEO.

Google est-il devenu inutile pour autant ?

Non, et c’est important de le dire. Google reste de très loin le socle de votre visibilité. Il envoie 190 fois plus de trafic vers les sites que ChatGPT, Gemini et Perplexity réunis (Ahrefs, 2026).

Vous pensez peut-être qu’il faut tout miser sur l’IA et les réseaux et délaisser le référencement classique. En réalité, c’est l’inverse : un bon positionnement Google nourrit tout le reste, parce que les IA et les cartes s’appuient en partie sur les contenus déjà bien référencés. Le bon réflexe n’est pas de remplacer Google, mais de l’élargir vers les autres surfaces où vos clients cherchent et vérifient. Pour aller plus loin sur le sujet, voyez comment travailler le SEO local sur Google Maps, où se joue une grande partie de la vérification.

Le SEO classique est-il dépassé ?

Pas dépassé, élargi. Les fondations restent les mêmes : un site clair, rapide, bien structuré, des avis, une intention de recherche bien comprise. Ce qui change, c’est que ce socle doit désormais rayonner sur plusieurs plateformes. Les données du SEO en Suisse le confirment : la base technique compte toujours autant, mais elle ne suffit plus seule.

Une marque visible partout : l’exemple ISpeakSpokeSpoken

Prenons un cas concret. ISpeakSpokeSpoken, école d’anglais en ligne d’Adrien Jourdan, ne voulait pas seulement bien se classer sur Google. Le pari : être présent partout où ses futurs élèves passaient du temps. On a donc combiné des pages web optimisées, une chaîne YouTube et une vraie communauté en ligne. Résultat : jusqu’à 20’000 vues par jour sur YouTube, plus de 3 millions de vues cumulées sur les 4 premières vidéos, et au total 40’000 personnes touchées chaque jour, gratuitement, face à des géants comme Babbel ou Wall Street English. La leçon que j’en ai tirée tient en une phrase : le SEO, c’est être trouvé partout, pas seulement sur une page.

C’est précisément ce qu’on construit chez ascense pour les PME romandes. Vous vous demandez par où commencer pour votre secteur ? On en discute 30 minutes, sans engagement, par WhatsApp, e-mail ou téléphone. Parlons de votre visibilité. Higher, together.

Sources