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L'IA n'a pas rendu le SEO inutile, elle l'a transformé

Dany Santos Grilo Écrit par Dany Santos Grilo
Mis à jour le :
Besoin d'aide pour votre SEO ?
Le SEO à l'ère de l'IA : Google et les assistants IA, deux faces d'une même visibilité pour une PME suisse

Vous vous demandez si le SEO vaut encore le coup pour votre entreprise ? Avant d’arbitrer votre budget, faites le point en deux minutes avec l’outil Le SEO, un bon choix pour vous ?

« Le SEO est-il encore utile maintenant que ChatGPT répond à la place de Google ? » C’est la question que me posent presque tous les entrepreneurs que je rencontre depuis un an.

Ma réponse tient en une phrase : oui, mais il a changé de nature. Le SEO ne se résume plus à viser des mots-clés. Il est devenu la façon de rendre votre entreprise visible et crédible partout où vos clients cherchent, sur Google comme dans les IA. Couper ce budget aujourd’hui, c’est risquer de disparaître des deux côtés à la fois.

Pourquoi tout le monde croit que l’IA a rendu le SEO inutile ?

Parce que trois signaux bien réels se sont télescopés : on clique moins dans Google, le volume de recherche classique baisse, et Google affiche désormais des réponses générées par IA tout en haut de la page. De là à conclure que le SEO est fini, il n’y a qu’un pas. C’est ce pas qui est faux.

Soyons honnêtes, quelque chose a changé. Une partie des recherches se termine maintenant sans le moindre clic vers un site : la personne lit la réponse directement dans Google. Aux États-Unis, on parle d’environ 65 % de recherches sans clic (Search Engine Land, 2026). Et le cabinet Gartner anticipe une baisse de 25 % du volume de recherche traditionnel d’ici 2026 (Gartner, 2024).

Quand on lit ça en tant que patron de PME, la tentation est simple : couper le budget SEO, ou tout basculer vers l’IA. J’ai vu les deux réflexes sur le terrain. Les deux sont des erreurs, et voici pourquoi.

Faut-il s’inquiéter de la baisse du nombre de clics ?

Moins de clics ne veut pas dire moins de clients. Les clics qui disparaissent sont surtout ceux des recherches d’information pure (« quelle est la TVA en Suisse »), celles qui ne vous amenaient de toute façon aucun mandat. Les recherches qui comptent, celles d’une personne prête à acheter ou à prendre rendez-vous, débouchent toujours sur une visite et un choix de prestataire.

Autrement dit, le SEO bien fait ne court plus après le trafic pour le trafic. Il vise les requêtes qui amènent des appels et des devis. C’est exactement ce qui rend le SEO rentable pour une PME, même avec moins de clics au total.

L’IA va-t-elle vraiment remplacer Google ?

Pas pour l’instant, et les chiffres sont sans appel. En 2026, Google envoie encore environ 190 fois plus de visiteurs vers les sites que ChatGPT, Gemini et Perplexity réunis (Ahrefs, 2026). Le trafic venu des IA reste autour de 1 % du total.

Mais attention à ne pas balayer ce 1 % : ces visiteurs arrivent souvent avec une intention claire et convertissent mieux que la moyenne (Superlines, 2026). La bonne lecture n’est donc pas « Google ou l’IA », mais « comment être présent aux deux endroits avec un seul travail de fond ». Et ce travail de fond, c’est le SEO.

Le SEO sert-il encore quand l’IA répond à votre place ?

Oui, et c’est même devenu plus vrai qu’avant. Toute intelligence artificielle qui répond à une question va d’abord chercher l’information dans un moteur de recherche. Ce moteur, c’est exactement ce que le SEO travaille. Sans référencement, vous n’existez ni pour Google, ni pour l’IA.

Être visible dans une intelligence artificielle, c’est être bien classé et bien structuré dans le moteur que cette IA interroge. ChatGPT s’appuie sur l’index de Bing, Claude sur Brave Search, Perplexity sur son propre index, Gemini et les réponses IA de Google sur l’index de Google. Pas de référencement, pas d’entrée dans ces moteurs, donc pas de citation.

C’est tout le contraire d’un SEO devenu inutile : il devient le ticket d’entrée de votre visibilité dans les IA. Les pages déjà bien classées dans la recherche sont aussi celles que les IA reprennent et citent le plus.

Comment les IA choisissent-elles les sites qu’elles citent ?

Chaque moteur a sa logique, mais les critères se ressemblent : la pertinence de la réponse, la clarté de la structure, la fraîcheur de la page et les signaux de confiance (qui parle, avec quelle expérience). Une page qui répond clairement, avec des données datées et un auteur identifié, a beaucoup plus de chances d’être citée qu’un mur de texte anonyme.

J’explique le mécanisme moteur par moteur dans notre page sur le SEO à l’ère de l’IA et le GEO. Le point à retenir ici : ces critères, ce sont ceux d’un bon SEO.

Être bien référencé suffit-il pour être cité par l’IA ?

Non, mais c’est le prérequis. Au-dessus du référencement, il faut une structure que la machine sait extraire : des définitions nettes, des listes, des réponses autonomes, des avis et des mentions ailleurs sur le web. Le SEO ouvre la porte, le reste fait entrer.

C’est là que des notions comme le découpage du contenu pour l’IA ou les citations sur des plateformes tierces entrent en jeu. J’y consacrerai des pages dédiées, parce que le sujet mérite mieux qu’un paragraphe. Pour l’instant, gardez l’ordre des priorités : d’abord un site solide et bien référencé, ensuite les finitions pour l’IA.

Votre site est-il déjà prêt pour les IA ? Faites le test en deux minutes

Le SEO est devenu du marketing : où investir en Suisse en 2026 ?

Le SEO ne consiste plus à deviner ce que les gens tapent dans Google. Il consiste à comprendre comment vos clients achètent : les questions qu’ils se posent, les doutes qui les freinent, les comparaisons qu’ils font avant de signer. Et à être présent, au bon moment, partout où ils cherchent une réponse.

C’est un changement de fond. Avant, on optimisait des mots-clés. Aujourd’hui, on construit une présence cohérente qui rassure et qui aide à vendre. Concrètement, voici où mettre votre budget de visibilité en 2026 :

  1. Du contenu qui répond aux vraies questions d’achat. Pas les mots-clés au plus gros volume, mais les doutes avant, pendant et après la décision. C’est ce contenu qui convainc, et que les IA citent.
  2. La récolte et la gestion des avis. Ils pèsent dans le choix de vos clients, dans votre classement local, et dans ce que les IA disent de vous.
  3. Une présence cohérente partout. Réseaux, annuaires, citations, presse locale : ce sont les sources que Google et les IA recoupent pour décider si vous êtes crédible.
  4. Des pages de conversion claires. Une belle visite ne sert à rien si rien n’invite à vous appeler. Le site doit faire passer le visiteur à l’action.
  5. Une base technique solide. Un site rapide, lisible et bien structuré, que Google et les IA peuvent explorer sans effort.

C’est la définition même de l’accompagnement SEO et visibilité IA chez ascense : pas une checklist technique, un marketing complet qui amène des clients.

Sur quoi déplacer son budget SEO en 2026 ?

La vraie question n’est pas « combien je coupe », mais « où je mets l’argent ». Pour vous aider à trancher :

  • Gardez le cap si vous avez des pages business qui amènent déjà des prospects. On ne casse pas ce qui marche.
  • Augmentez si vos concurrents prennent les positions, sur Google comme dans les IA. Le retard se rattrape difficilement.
  • Rééquilibrez si votre SEO produit du trafic qui ne se transforme jamais en client. Là, le problème n’est pas le SEO, c’est ce qu’on lui fait viser.

Ce que je vois sur le terrain en Suisse romande : beaucoup de PME ont du trafic, peu ont des prospects. Le problème n’est pas le canal, c’est l’alignement entre ce que le SEO attire et ce que le site propose.

Pour savoir dans quelle case vous êtes, suivez les quatre indicateurs qui comptent vraiment. Et si le mot vous parle peu, voici ce qu’est un indicateur clé de performance.

Le SEO, c’est encore des mots-clés ou du marketing ?

Du marketing, clairement. Le mot-clé n’est plus qu’un point d’entrée. Ce qui fait la différence, c’est la connaissance de votre client et de comment il achète. Je refuse de vendre du « tout-IA » à quelqu’un qui gagnerait dix fois plus à soigner ses avis et ses pages de vente. C’est moins vendeur, mais c’est ce qui rapporte.

Faut-il se précipiter sur le GEO (chunking, Reddit, llms.txt) ?

Non. Beaucoup de techniques vendues aujourd’hui sous l’étiquette « GEO » sont du bricolage à courte durée de vie. Elles marchent peut-être ce mois-ci. Rien ne dit qu’elles marcheront le prochain.

Les chiffres le confirment : entre 40 et 60 % des sources citées par les IA changent chaque mois (Semrush, 2025). Construire sa stratégie sur des citations aussi instables, c’est bâtir sur du sable. Sans parler des promesses du type « je vous classe numéro un sur ChatGPT », qui relèvent plus du vent que de la méthode.

Le GEO est-il une nouvelle compétence ou du SEO bien fait ?

Vous pensez peut-être que vous devez vite découper votre contenu en petits blocs pour l’IA, ou aller semer des messages sur Reddit. En réalité, l’essentiel de ce qui rend une page citable, c’est du SEO solide : une vraie autorité, des réponses claires, des preuves. Le reste, ce sont des finitions, pas une révolution.

Ces techniques pour être cité par l’IA vont-elles durer ?

Les bonnes, oui : structurer son contenu, gagner en autorité, soigner ses avis. Ça, ça dure, parce que ça aide aussi vos clients humains. Les manipulations, non : Google et les IA finissent toujours par corriger les raccourcis, comme ils l’ont fait pour les vieilles astuces SEO. Mon conseil reste le même depuis des années : construisez de la valeur, pas des tours de passe-passe.

Le SEO rapporte-t-il encore en 2026 ? Le cas myfid

Prenons un exemple concret. myfid, c’est un cabinet comptable en Belgique que j’accompagne depuis fin 2021. Au moment où tout le monde annonçait la mort du SEO, on a continué d’investir, méthodiquement. Résultat : le trafic est passé de 10 à plus de 1’500 visiteurs par jour, avec un flux régulier de plus de 50 prospects par semaine et la première place sur « comptable Bruxelles ».

Et en 2025-2026, on maintient ces centaines de pages avec des systèmes sur mesure qui ont fait passer une mise à jour de quatre heures à un peu plus d’une heure. Le SEO n’est pas mort chez myfid. Il paie les salaires.

Et maintenant ? Faut-il couper, garder ou repenser votre SEO ?

Si vous deviez retenir une seule chose : ne coupez pas votre SEO sur un coup de panique, et ne le confiez pas non plus à la mode du moment. Regardez ce qu’il vous rapporte vraiment, puis faites-le évoluer vers un marketing qui aide à vendre, sur Google comme dans les IA.

Vous voulez y voir clair sur votre situation ? On prend 30 minutes ensemble, sans jargon ni pression, par WhatsApp, e-mail ou téléphone, comme vous préférez. On en discute ?

Higher, together.

Sources

ÉtudeOrganisationAnnéePortéeLien
ChatGPT vs volume de recherche Google (Google ~190× le trafic des IA)Ahrefs2026InternationaleVoir l’étude
Search Engine Volume Will Drop 25% by 2026Gartner2024InternationaleVoir l’étude
Recherches sans clic et visibilité IA (≈65 % zéro-clic)Search Engine Land2026US / InternationaleVoir l’article
Trafic IA et taux de conversion (≈1 % du trafic, conversion supérieure)Superlines / Conductor2026InternationaleVoir l’analyse
Instabilité des sources citées par les IA (40-60 % changent/mois)Semrush2025InternationaleVoir l’analyse
Moteurs de recherche des IA (ChatGPT / Bing, OAI-SearchBot)OpenAI2025InternationaleDocumentation
Recherche web de Claude via Brave SearchBrave / Anthropic2026InternationaleBrave Search API
Étude PME Digital Pulse (19 % des Suisses utilisent l’IA pour une PME)Swiss Digital Center / HSLU2025SuisseVoir l’étude